Le défi
Une exploitation de potasse de la région de Saskatoon, sous la pression croissante d’investisseurs institutionnels, d’organismes de réglementation et de clients pour réduire son empreinte environnementale, s’est lancée dans une ambitieuse transformation en matière de durabilité exigeant un nouveau leadership à la haute direction. L’entreprise cherchait un directeur ou une directrice de l’ingénierie capable de diriger les aspects techniques de sa transition verte, notamment la mise en place de systèmes d’énergie renouvelable pour les opérations minières, la réduction de la consommation d’eau et l’amélioration de la gestion des résidus miniers, ainsi que l’exploration de technologies de captage du carbone applicables aux contextes miniers. Le défi consistait à trouver un leader possédant une combinaison rare : une expertise traditionnelle en génie minier, essentielle pour la crédibilité auprès des équipes d’exploitation en place, jumelée à une expérience véritable des technologies propres pouvant générer des améliorations environnementales significatives. Le bassin de talents était exceptionnellement restreint : la plupart des ingénieurs miniers avaient consacré leur carrière à optimiser l’efficacité de l’extraction plutôt que la performance environnementale, tandis que les professionnels des technologies propres manquaient généralement des connaissances du secteur minier nécessaires pour déployer des solutions dans ce contexte industriel unique. De plus, l’emplacement à Saskatoon, malgré une excellente qualité de vie, exigeait de trouver des candidats prêts à s’établir en Saskatchewan plutôt que dans les grands centres urbains.
La solution
Lock Search Group a déployé une stratégie de recherche pilotée par notre bureau de Saskatoon, avec le soutien de la pratique industrielle de Calgary, ciblant la zone de recoupement entre le génie minier traditionnel et les technologies propres émergentes. Nous avons cerné quatre bassins principaux de candidats : des ingénieurs miniers ayant dirigé des initiatives d’amélioration environnementale au sein de sociétés minières traditionnelles; des professionnels des technologies propres du secteur de l’énergie, particulièrement ceux ayant une expérience de la réduction des émissions dans les sables bitumineux, qui présentent certaines similitudes avec les exploitations de potasse; des ingénieurs en environnement issus d’industries lourdes connexes ayant mis en œuvre des programmes de décarbonation; et des universitaires menant des recherches appliquées en durabilité minière susceptibles d’être attirés par un rôle de leadership en industrie. Notre approche d’évaluation jaugeait les candidats selon trois dimensions : la crédibilité technique, y compris la compréhension des opérations minières, l’expertise en génie de l’environnement et les connaissances spécifiques en technologies propres; la capacité de leadership, y compris l’expérience en gestion du changement et l’aptitude à influencer des équipes opérationnelles sceptiques; et l’alignement des valeurs, garantissant un engagement sincère envers la durabilité plutôt qu’un environnementalisme de façade. Nous avons organisé des visites de sites pour les finalistes afin qu’ils saisissent bien la complexité opérationnelle et les défis environnementaux propres à l’exploitation de la potasse avant la présentation des offres.
Le résultat
La recherche spécialisée a généré 26 candidats dont le parcours laissait entrevoir une expertise pertinente au carrefour de l’exploitation minière et des technologies propres. Après une présélection rigoureuse comprenant des évaluations techniques et des entrevues avec les parties prenantes, nous avons présenté quatre finalistes représentant différents cheminements vers le poste. La personne retenue est une ancienne gestionnaire en génie de l’environnement d’un grand exploitant de sables bitumineux, qui y avait dirigé le programme pilote de captage du carbone et avait obtenu son diplôme en génie minier avant de se spécialiser dans les applications environnementales. Son expérience des sables bitumineux, bien qu’acquise dans une autre industrie extractive, offrait des connaissances directement transférables en réduction des émissions industrielles à grande échelle, et sa formation initiale en génie minier lui conférait une crédibilité auprès de l’équipe d’exploitation. Originaire de la Saskatchewan, elle était aussi personnellement motivée par l’occasion de revenir chez elle tout en travaillant sur des défis environnementaux porteurs de sens. Dès sa première année, elle a réalisé des études de faisabilité pour l’installation de panneaux solaires sur deux sites miniers, mis en place un système de recyclage de l’eau réduisant la consommation d’eau douce de 25 % et élaboré une feuille de route de décarbonation sur cinq ans devenue un élément central des communications de l’entreprise avec ses investisseurs. Ce placement a démontré la capacité de Lock Search Group à repérer des talents au carrefour des industries traditionnelles et des nouveaux impératifs de durabilité.